Les Manoirs du Perche


Le Perche compte plus de 400 manoirs, construits en pierre calcaire, la pierre locale. Les restaurer est un véritable sacerdoce pour les propriétaires mais une immense satisfaction aussi.

Ils ont été mis en valeur il y a quelques années déjà par TF1 dans un journal télévisé que vous pouvez retrouver en cliquant ci-dessous.

JT TF1 : Les magnifiques manoirs du Perche - Le journal de 13h 



Le Manoir de Courboyer - Maison du Parc du Perche


Manoirs du Perche
Les manoirs du Perche ont été construits à la fin du XVe s. et surtout au XVIe s.
Ils sont la marque même de la Renaissance dans cette campagne qui ne connaissait que la forteresse militaire, la maison du vassal et la chaumière du manant.
Libéré de la tutelle anglaise en 1449, le pays va profiter pleinement de la paix retrouvée. Une classe sociale issue du   renouveau économique va alors se reconnaître dans un mode de vie dont le manoir sera le révélateur.
Enrichie au service du roi ou dans les affaires, la bourgeoisie montante, s'inspirant du raffinement des demeures qui fleurissaient sur les bords de la Loire, va édifier de nouveaux logis pour vivre commodément à la campagne. Avec ses milliers de fiefs hérités de son passé féodal, la qualité de son terroir et sa situation géographique entre I'lle de France et les Pays de la Loire, le Perche apparaît comme le lieu idéal pour investir dans une "maison des champs" susceptible de faire vivre une famille tout en lui procurant la place d'honneur dans la société villageoise.
Le reflet du terroir
Appartenant au monde rural, le manoir conserve les qualités du pays dont il est l'image fidèle : fier d'allure et solide d'aspect, il est parfaitement intégré à son environnement. C'est à la présence sur place et à l'abondance des matériaux que l'on doit cette parure si typique. Le terroir pourvoit à tout :
sable pour le mortier et les enduits, oscillant de l'ocre au rose, pierre blanche pour le gros oeuvre, bois séculaire pour les charpentes.
Malgré la diversité des manoirs percherons, quelques traits caractéristiques permettent d'en saisir l'originalité.
L'implantation des bâtiments est fonction de la topographie, de l'exposition à l'abri des vents dominants, de l'agrément du paysage ou bien d'une situation commode par rapport à l'exploitation agricole et à sa desserte.
La partie la plus soignée et la plus importante est le logis, bâtiment rectangulaire à hauts murs pignons aveugles déterminant un toit à forte pente.
Souvenir du donjon féodal, la tour est la marque du logis seigneurial. Elle contient l'escalier "à vis" qui permet de desservir l'étage ou le comble. Ronde, carrée ou le plus souvent octogonale, placée au milieu de la façade ou à l'angle de deux corps de bâtiments, elle peut aussi être élevée à l'arrière. 
Parfois, le dernier étage comporte la chambre du guetteur ou la chapelle. L'accès se fait alors par un escalier construit dans une tourelle en surplomb.
Le manoir peut être enclos de murailles, parfois précédées de douves en eau ou de fossés secs. 
Bretèches, meurtrières, créneaux et mâchicoulis, généralement plus décoratifs que défensifs, renforcent le système de protection rendu nécessaire par l'insécurité qui persista dans les campagnes jusqu'à la première moitié du XVIIe s.
Les plus grands manoirs avaient leur chapelle indépendante.
Plus nombreux, les colombiers appelés fuies, car ils abritaient des pigeons "fuyards", constituent un élément symbolique représentant le privilège seigneurial.
Écuries, étables, remises ou charreteries, constituent le "circuit" manorial auquel il faut ajouter un autre grand commun, la grange, capitale pour la conservation du foin et des grains.
De nouvelles fonctions
Au XVIIe s. s'amorce le déclin des manoirs : ils ne correspondent plus aux structures de la société et perdent leur fonction de siège de l’autorité seigneuriale. 
Les nouveaux propriétaires, officiers investis de hautes charges ou riches marchands retenus loin du Perche par leurs occupations, installent des fermiers dans les vieux corps de bâtiment et se contentent de percevoir le revenu des terres.
La salle du manoir est alors transformée en unique pièce de séjour, les salons sont convertis en remises à matériel, les chambres en greniers à grain...
Malgré tout, la plupart de ces solides constructions ont résisté aux usages agricoles et retrouvé leur fonction d'habitations privilégiées de campagne. Bien que déchus de leur rang de jadis, certains de ces vieux logis ont été admirablement restaurés. Conservant leur personnalité, ils contribuent ainsi à donner au pays percheron tout son charme et sa poésie.

"Les Manoirs du Perche", Philippe Siguret. Édition des Amis du Perche

Manoir de la Vove


Manoir de la Vove : Manoir du Perche XV-XVIIe, situé au coeur du Parc naturel régional, à proximité immédiate de la voie verte.

Le corps principal, habitat primitif, daterait du 15e, le logis initial ayant été remanié au 17e. La chapelle de type gothique, ayant servi de grange, fut sauvée de la destruction.

Visite libre des extérieurs, de la chapelle, du four à pain et du parc.


Manoir de la Moussetière : Manoir construit au début du XVIème siècle et fortifié vers 1560



Manoir de Pontgirard : Le manoir de Pontgirard, au coeur de la forêt de Réno -Valdieu, est un ancien manoir du XVIe siècle qui appartenait à un maître des forges. Des jardins à la française y ont été implantés au XVIIIe siècle, récemment revisités en jardins contemporains.




Manoir de la Ventrouze :
C’était une place forte détruite pendant la guerre de cent ans. A cet endroit a été construit un manoir au 15ème siècle. C’est un des plus vieux du Perche.


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